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Francine WAUTELET

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James Ensor

13/04/1860 – 19/11/1949

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James Ensor de père Anglais et de mère Flamande est né dans une famille de la petite bourgeoisie d’Ostende.
Ensor quitte peu sa ville natale. Il y mourra.

Son père James Frederic Ensor un ingénieur Anglais sombre dans l’alcoolisme et l’héroïne, sa mère, Maria Catharina Haegheman de souche Flamande tient un magasin de souvenir, coquillage et masque de carnaval. Les heures passées près d’elle dans un décor coloré et fantastique, influence son inspiration.
A 13 ans Ensor suit des cours de dessin chez deux artistes locaux Edouard Dubar et Michel Van Cuyck. Mais il montre d’avantage d’intérêt pour le dessin que pour les cours donnés par ses professeurs du Collège Notre Dame.
En 1877, il s’inscrit à l’académie des Beaux Arts de Bruxelles, il se lie d’amitié avec Fernand Khnopff et Willy Finch et fait la connaissance de la famille Rousseau qui l’introduit dans les milieux artistique et intellectuel de la capitale. Mais il s’insurge contre l’académisme ( je sors et sans façon de cette boite à myope) et décide de retourner s’installer chez sa mère (1880).
Dans la maison familiale où, célibataire convaincu, il vivra jusqu’en 1917, Ensor s’installe un cabinet dans les combles et commence à peindre des portraits réalistes et des paysages inspirés par l’impressionnisme.
A cette époque, il écrit: « Mes citoyens, d’eminence mollusqueuse m’accablent. On m’injurie, on m’insulte: je suis fou, je suis sot, je suis méchant, … » . Il entame alors une de ses périodes les plus créatrices.
Avec son retour chez sa mère, Ensor est fasciné par la lumière de la cité balnéaire qui lui inspire des pâleurs secrètes. Ensor sculpte la lumière et est fasciné par le pouvoir de recréer des choses ou de les vider de leur contenu familier.
C’est entre 1887 et 1893 qu’il peint ses plus beaux tableaux: La gamme chromatique prend feu au milieu des nacres translucides des ciels et des marines.
Contemporaine des Van Gogh et des toiles d’Edvard Munch, son oeuvre contient les futures révolutions du fauvisme au mouvement Cobra.
Il va donc mettre en évidence les aspects grotesques des choses, rehaussés de manière surréel, et s’orienter vers une vision du monde radicale, sarcastique et insolante.
Ses obsessions et ses peurs jouent un rôle manifeste dans les traits menaçants qu’il attribue au objet utilitaires, aux revenants et aux masques.
Ces derniers à partir des années 1880, dominent sont inspiration et renvoient au carnaval, ce « monde à l’envers », anarchique où les rapports sociaux sont démontrés par l’absurde,
la foule considérée comme une menace, un cauchemar, sera le thème de nombreuses toiles,
par sa prédilection pour les personnages masqués, les squelettes, qui, dans ses tableaux, grouillent dans une atmosphère de carnaval.

Ensor est le père d’un monde imaginaire et fantastique qui annonce le surréalisme.

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Il décède le 19 novembre 1949 à l’hôpital du Sacré-Coeur d’Ostende et est inhumé dans le cimetière Notre-Dame des Dunes à Mariakerke près d’Ostende.

Autoportrait parmi les masques de James Ensor 1

Interprétation de « Ensor aux masques » 1927

Matériaux: support vase matière synthétique

branches émaillées rouge

moulage papier de soie sur feuilles d’hosta

Fleurs blanches

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